Education, santé, drogues

Non-scolarisation et apprentissage informel

Léo, neuf ans, ne va pas à l’école. Ses parents ont fait le choix de la déscolarisation. Comme pas mal d’autres familles déscolarisantes, ils subissent un harcèlement administratif et juridique.

Aujourd’hui, ils sont convoqués devant le juge pour enfants. Devant le palais de justice, d’autres parents et enfants qui refusent l’école sont venus les soutenir. Qui sont ces familles étranges, qui refusent de se soumettre, qui préfèrent se lever quand illes ont fini de dormir que de mettre un réveil tous les matins pour envoyer leurs gamin-es apprendre à rester assis-es sans bavarder avec leur petit-e camarade ?

Reportage diffusé sur Radio Canut le 14 novembre 2012.

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caractéristiques techniques :
Durée : 15 mn
mp3 - 220kbps - 23.9 Mo

MP3 - 23.9 Mo
Contrôle social , Reportage

Commentaires

17 Messages

  1. Non-scolarisation et apprentissage informel

    Bonjour !
    J’ai juste une précision à apporter : tu as parlé à beaucoup de monde et tu en as fait ressortir un schéma "hétéro patriarcal" de la famille digne de nos grands-parents !
    Tu ne nous a pas parlé, à ma compagne et à moi-même, mais c’est vrai que nous ne portions pas un signe distinctif LGBT (car ce n’était pas le sujet ici) et pourtant... nous étions là aussi ! Et une de nous deux travaille, tandis que l’autre reste à la maison, comme beaucoup de familles non-scos !
    Il y a parmi nous des familles où le père travaille, certes, mais d’autres où les pères ont choisis de rester à la maison, d’autres où le père et la mère travaillent ensemble... Nous ne sommes pas d’un autre temps, bien au contraire !

    par AudreyH | 15 novembre 2012, 11:59
  2. Non-scolarisation et apprentissage informel

    Oui, toutes les familles n’ont pas été interrogées. Nous sommes tous les deux à la maison. Et nous ne sommes pas les seuls.
    Les conclusions sur le modèle patriarcal sont vraiment injustes. Les mamans, dans ce milieu, allaitent leurs tout petits, et si elles vont au boulot, c’est un bout de plastique qui les allaite. Les hommes n’ont pas encore de lait en 2012. La
    plupart de ces femmes, qui restent à la maison, se sont battues pour rester à la maison, parce que si avant, on n’avait pas le droit de travailler, aujourd’hui, on n’a pas le droit de ne pas travailler et de vouloir s’occuper de ses enfants. Certaines, même, se sont battues pour rester à la maison, contre l’avis du papa qui voulait qu’elles aillent bosser. Moi, si mon mari avait voulu que j’aille bosser au lieu d’allaiter mes enfants, cela se serait très mal passé, je ne serais pas allée bosser, parce que rester avec mes enfants est le plus important, et personne n’aurait pu me faire changer d’avis.
    Tout comme mon accouchement. Personne n’a eu droit à la parole pour savoir où j’allais accoucher ni comment.Je suis une femme, et j’entends bien qu’on me laisse mes prérogatives de femme, que ce soit pour accoucher, allaiter si je veux, et élever mes enfants au lieu de les fourguer à une autre des les premiers mois. Je sais bien que c’est un grand pouvoir, de pouvoir accoucher sans l’aide des "mâles", et de pouvoir nourrir son enfant sans l’aide de personne, et que ça emmerde bien des gens, mais il n’était pas question qu’on m’enlève ça.
    Nous aurions pu être critiqués parce qu’il n’y avait pas de black ou de couples mixtes, parmi nous alors. Cela aurait été une erreur, parce que parmi ceux qui militent avec nous, et qui font l’école à la maison, il y en a, mais il n’étaient pas là ce jour là.
    C’est vraiment dommage parce qu’il est super ce reportage, comme d’habitude. Mais dire qu’on n’est pas sympas et faire passer le message que les femmes sont soumises et restent à la maison à la place des papas, alors qu’elles leur ont imposé de force le fait de rester à la maison et d’élever leurs enfants, au lieu d’aller bosser pour un patron et laisser à une autre le soin de s’occuper de leurs gosses, c’est pas juste.
    Sinon, nous, on n’y peut rien si les homos veulent scolariser leurs enfants hein... C’est pas de notre responsabilité. Et surtout, c’est pasle sujet du tout. Le sujet, c’est faire un choix, et être persécutés à cause de ce choix. Pas qu’on soit hétéro, homos, ou autres.

    Les papas, ils ont fait ce que leurs femmes ont exigé parce qu’ils sont cool, nos hommes.

    par Sylvie Martin Rodriuez | 15 novembre 2012, 12:34
  3. Non-scolarisation et apprentissage informel

    Hétéro-patriarcal ??? J’hallucine là !! Hétéro : déjà c’est faux. Patriarcal ?? On avait vraiment l’air de femmes soumises ??? C’est une blague ??? Ce sont des femmes qui étaient là qui ont contacté les médias, montés les dossiers de presse, créé un site internet, réalisé les vidéos, fait leur montage. C’est nul de nous faire passer pour des familles du 19ème siècle ! C’est vraiment mal nous connaître ! J’ai choisi personnellement de refuser d’aller m’aliéner dans le monde du travail et mon mari ferait tout autant si notre société n’obligeait pas, par le règne de l’argent-roi d’aller bosser pour bouffer ! Nous faisons des sacrifices financiers pour donner une belle vie à nos enfants et nos filles voient que leur maman se bat pour ses idées et justement ne se laisse pas faire. On est loin de la famille patriarcale !!!

    par Jude06 | 15 novembre 2012, 12:43
  4. Non-scolarisation et apprentissage informel

    Je fais partie des familles dont le papa travaille pendant que je reste à la maison avec les enfants. C’est un choix familial. Je n’ai jamais aimé travailler, j’ai toujours voulu élever mes enfants plutôt que de les confier à d’autres personnes, même si c’est ce que j’ai fait les premiers années.
    C’est injuste de rapprocher ça à un modèle patriarcal où la femme subirait sa situation !
    Je sais que c’est impensable de nos jours, une femme qui veut rester chez elle, tout comme c’était inacceptable il y a qq décennies qu’elle veuille aller travailler.
    Moi je m’epanouis à vivre avec mes enfants, c’est tellement gratifiant !
    Il semblerait quand même que vous soyez passés à côté de familles homo et monoparentales à Lyon, ou encore de familles dont les deux parents sont à la maison parce qu’ils ont aménagé leur emploi pour être présents auprès de leurs enfants.
    Nous ne sommes pas non plus dépositaires de toutes les minorités ! Effectivement, pas de culs de jattes à ma connaissance, dans le rang des non sco que je fréquente !!

    par Adelwin | 15 novembre 2012, 12:47
  5. Vision de la famille qui instruit hors de l’école.

    J’aimerais apporter une rectification à ce que je viens d’entendre. Le journaliste parle - au sujet des personnes présentes - de la notion de famille dans sa version la plus classique. J’étais là hier, devant le tribunal où le reportage a été fait, ET je suis seule avec mes enfants ET je travaille ET nous pratiquons l’instruction en famille. ET j’étais loin d’être la seule dans ce cas, des mères qui travaillent il y en avait pas mal. Ne tirez pas de conclusions hâtives après avoir interviewé une poignée de personnes ce n’est pas objectif et ce n’est pas le reflet de la réalité. C’est dommage car votre reportage est par ailleurs bien mené et précis. Par ailleurs, j’ai l’impression que vous avez une vision bien idéalisée de la mère "libérée" qui travaille et qui en rentrant s’occupe de ses enfants, est-ce vraiment si confortable comme situation, pour la mère, pour les enfants ?

    par Ladytramp | 15 novembre 2012, 12:52
  6. Non-scolarisation et apprentissage informel

    Oui je rejoins les commentaire postés, c’est vraiment injuste de nous faire passer pour des familles ou la mère est obligée de rester à la maison, alors que ça n’a rien à voir !
    J’ai fait ce choix, parce que c’est ce que je voulais, pour notre enfant, qu’il ai une belle vie d’enfant, et nous une belle vie de famille, tous ensemble.
    Pour l’instant, mon compagnon travaille, mais nous avons un projet d’entreprise familiale qu’on aimerai mettre en place le plus rapidement possible, justement pour profiter de cette riche vie, tous les 3. Si vous aviez interrogé les papas présents, peu être vous auraient-ils dit qu’ils aimeraient bien mieux passer leur journées avec leur famille plutôt que d’aller travailler...

    par meriadine | 15 novembre 2012, 12:53
  7. Non-scolarisation et apprentissage informel

    Oui c’est ça, j’ai imposé à mon mari de pouvoir rester à la maison. Lui qui a été modelé par le féminisme débiles qui consiste à dire que les enfants sont une aliénation pour la femme et qu’allaiter est un esclavage... Que la femme doit gagner son indépendance financière et toussa... Ben il a eu du mal à l’avaler mon homme, que je veuille rester à la maison ! Puis il voit les enfants grandir, s’épanouir...

    Je vole pas le privilège d’utiliser sa CB quand je veux pour ce que je veux hein ! Je ne demande pas l’autorisation pour acheter un truc ! Et le plus fort, c’est que j’ai même un compte en banque, bien que je ne travaille pas !!! Comme quoi, on n’est plus au 19ème siècle !

    par Adelwin | 15 novembre 2012, 12:57
  8. Non-scolarisation et apprentissage informel

    Je trouve injuste certaines des remarques de votre reportage : papa travaille, maman reste à la maison. Femmes soumises, modèle hétéro-patriarcal. Les personnes présentes hier à Lyon sont celles qui ont pu se libérer. Toutes les personnes qui soutiennent les Deveaux n’étaient pas là. Et parmi celles présentes hier, toutes ne correspondaient pas à votre schéma, tel que vous le décrivez. Et puis quand bien même : est-ce que tous les rassemblements comprenant plusieurs dizaines de personnes doivent représenter tous les modèles parentaux, tous les modèles de travail ? Mon mari a choisi de créer son activité à la maison pour rester avec nous,ce que vous auriez pu savoir si vous aviez posé la question... Quant à moi, si j’ai choisi d’être avec mes enfants, ce n’est non pas par soumission à un quelconque modèle à la noix mais pour la simple et bonne raison que je l’ai choisi, volontairement. Parce que mon mari, a soutenu ce choix et ne m’a pas fait la guerre pour que j’aille gagner plus d’argent, en laissant mes enfants dans une crèche ou chez la nounou. Il a soutenu mon choix d’allaiter, parce que je refusais de donner du lait artificiel à mes enfants. Et que tout bon papa qu’il soit, il ne pouvait pas, lui, les allaiter. Depuis plusieurs années, nous sommes deux à la maison et si je passe plus de temps avec les enfants, mon mari est tout de même bien présent.
    C’est vraiment injuste de nous présenter de la sorte.

    par Audrey M | 15 novembre 2012, 13:09
  9. Nous ne sommes pas soumises

    Merci de vous être intéressé au sujet et d’avoir relayé notre parole (nous étions présents avec mon mari et mes enfants hier). Mais nous nous serions bien passé de votre commentaire sur la soumission des femmes.D’abord nous ne sommes pas des femmes au foyer soumises, vous auriez dû vous en apercevoir rien que par notre mobilisation et toutes les actions que nous menons maintenant depuis quelques années. Et ensuite, nous avons choisi librement de vivre avec nos enfants et c’est une belle vie, il n’y a pas de soumission là dedans. Beaucoup de nos hommes aimeraient aussi être plus présents avec nous et font tout pour. Le sacrifice est donc plutôt du côté des hommes qui travaillent pour subvenir aux besoins de la famille. "Femme soumise" ça voudrait dire qu’on a une vie moche parce qu’on ne travaille pas et qu’on est avec nos enfants ce qui est faux.

    par Mu15 | 15 novembre 2012, 13:35
  10. Non-scolarisation et apprentissage informel

    Non mais quel dommage ! Un modèle hétéro-patriarcal ? C’est quand même étonnant que vous aillez retenu une vision erronée de la réalité, vos préjugés auraient-ils pris le dessus ? Avez-vous interrogé les papas qui étaient présents ? Si c’est vrai que beaucoup de mamans ont décidé de rester à la maison, c’est parce qu’à la base, nous allaitons nos petits (ce que, jusqu’à présent, les hommes ne peuvent pas faire) et que nous refusons de les caler chez une nounou ou à la crèche avec un bib ! C’est donc dans la même continuité que nous décidons aussi de rester avec eux. Ce qui n’empêche que les papas font aussi en sorte d’arranger leur temps de travail (travail à la maison, réduction de leur temps de travail etc...), et il y a aussi des mamans solo, et il y a aussi des couples homoparentaux, etc, etc... mais franchement, c’était ça le truc important du jour ? il aurait fallu qu’on représente toutes les minorités de population pour que ce soit acceptable à vos yeux ?...franchement...
    Une dernière précision, vous avez parlé du site en disant hors les murs, je me permets de rectifier, c’est hors des murs.

    par Magdeleine | 15 novembre 2012, 13:54
  11. Non-scolarisation et apprentissage informel

    J’étais également présente hier devant le palais de justice et je trouve que l’apprentissage informel ainsi que le conflit avec l’éducation nationale ont été bien traités.

    Je suis en revanche très déçue d’entendre parler de modèle hétéro-patriarcal.

    Mon mari travaille pour permettre à notre enfant d’être instruit en famille. Il est tout sauf un patriarche et rêve de pouvoir passer plus de temps encore avec nous. Notre enfant est encore petit, mais rien n’exclut qu’un jour la situation s’inverse et que j’aille travailler tandis que mon mari reste avec lui.

    Je ne suis pas une femme soumise. Tous mes choix de vie sont les miens et sont pleinement réfléchis et assumés. Qu’il puisse être considéré comme rétrograde ou dégradant de s’occuper de ses enfants me chagrine, pour les enfants. Notre enfant mène une belle vie, et nous aussi à ses côtés.

    par CR | 15 novembre 2012, 14:11
  12. Non-scolarisation et apprentissage informel

    Merci pour les hétéros et femmes au foyer "pas sympathiques" ! Un peu caricatural non ?

    On retrouve toujours les mêmes idées préconçues : "Oh, tu es assistante maternelle/institutrice, c’est que tu dois adorer les enfants, c’est génial d’avoir une passion pour ce que l’on fait, tu es courageuse et formidable d’avoir fait ce choix, comment ça se passe avec les mômes dont tu t’occupes ?"
    "Tu t’occupes de tes propres enfants et tu les instruits ? Tu dois avoir une vie de coincée et tu dois être barbante vu que tu n’as sûrement rien à raconter." !

    Faire des choix différents, adapter sa vie pour faire de ses convictions autre chose que des idées en l’air, serait infamant ?
    Toujours le même refrain : les adultes femmes et hommes doivent êtres libres de tout (et affirmer cette liberté par le travail), et les enfants, tant pis pour eux, le bonheur des grands passe avant.
    On a lutté pour que les femmes soient libres de choisir leur vie, mais gare à celles qui pensent qu’être parent, c’est une responsabilité à prendre à 100% au sérieux, et qui se retrouvent avec une famille dont le schéma rappelle au premier abord le schéma traditionnel homme-femme-enfants.
    Ne pas gagner d’argent, c’est l’infamie, pas de liberté ni d’égalité des droits sans ça ? Le père travaille = patriarcat, la mère travaille = matriarcat, le père et la mère travaillent = des gens biens ? Un peu réducteur, non ?

    par didinemasquée | 15 novembre 2012, 14:50
  13. Non-scolarisation et apprentissage informel

    La situation est bien expliquée, mais quel dommage que de qualifier les familles ayant fait le choix de l’IEF de familles classiques au modèle hétéro-patriarcal ! C’est tellement loin de la réalité, en particulier des familles que vous avez rencontrées hier, venues soutenir la famille Deveaux.
    Pourquoi penser que si l’on décide de ne pas travailler pour vivre avec nos enfants, nous sommes forcément soumises et hétéro ?! Je ne travaille pas, accompagner notre fils au quotidien est un choix bien plus épanouissant que les emplois que j’ai pu avoir/aurais pu avoir loin de lui. Et c’était mon choix avant d’être partagé par mon conjoint qui aimerait souvent que nous échangions nos rôles, ce que nous ferons peut être en partie un jour. En attendant, il fait en sorte de travailler auprès de nous quand il le peut parce qu’une famille pour nous, c’est avant tout de l’amour et du plaisir à vivre ensemble.

    par San | 15 novembre 2012, 21:44
  14. Non-scolarisation et apprentissage informel

    Bon bah alors les familles de Hors DES Murs sortent tous du modèle patriarcal et du coup, ils sont pas sympas :-(((. Parce que la vie est tellement plus belle quand tout le monde travail et quand on bosse, on est sympa :-(.
    Mon compagnon et moi-même étions à Lyon hier et il se trouve que nous bossons tous les deux et qu’on jongle avec nos emplois du temps souple (heureusement) et le fait qu’on travaille beaucoup depuis la maison. Mais ça n’a rien de mieux bien au contraire à part peut être, vous offrir la diversité que vous semblez rechercher.
    Quand on décide de vivre avec son enfant, c’est entre autre, pour être avec lui, qu’on soit le papa ou la maman, le mieux reste d’être ensemble.

    par Isacoch | 15 novembre 2012, 23:18
  15. pas de remise en cause de la famille...

    Merci à vous d’avoir passé du temps devant le tribunal de Lyon à interroger d’assez nombreuses personnes et d’en avoir tiré un reportage assez long, avec plein de bons passages.
    Mais j’avoue avoir été moi aussi désagréablement surprise d’entendre votre passage sur notre présupposée non-remise en question de la famille, ce qui a provoqué déjà de nombreux commentaires avec lesquels je suis d’accord.
    Si pas mal des familles présentes essaient effectivement d’offrir une vie sympa à chacun de leurs membres en restant dans le schéma qui leur convient de la famille avec un papa, une maman et un ou des enfant(s), je ne vois pas de mal à ça. Les familles monoparentales, ou recomposées (que ce soit en couple hétéro ou homo) ne sont pas rejetées pour autant. Et de telles familles étaient présentes.
    Et si vous étiez allé demander aux parents des parents que vous avez interrogés (aux grand-parents des enfants), je pense que plusieurs vous aurez dit qu’on remettait bien assez en cause la Famille. Imaginez, en essayant de vivre bien en famille, certains d’entre nous ne laissent pas leur(s) enfant(s) une semaine sans eux chez sa grand-mère, ou ne vont pas forcément manger tous les dimanches chez elle et surtout, tous éduquent leur(s) enfant(s) bien différemment de la manière adoptée par leurs parents !
    Il y a des familles qui étaient présentes qui ont fait le choix de n’avoir qu’un enfant - même pas deux comme dans les pubs ! Et il y a des familles qui ont fait le choix d’avoir plusieurs enfants.
    Dernière chose, une mère qui n’a pas d’activité rémunérée pendant les années où elle s’occupe de son/ses enfant(s) en aura sûrement une quand ses enfants auront grandi...

    par Andy | 16 novembre 2012, 10:19
  16. Non-scolarisation et apprentissage informel

    Dans le groupe présent hier, il n’y avait pas que des hétéros, et il y a aussi des familles où les deux parents bossent ensemble à la maison. Et nous on est une famille recomposée.
    Et quoi qu’il en soit j’ai envie de dire "et alors ?" Je sais que c’est de bon ton de considérer que c’est dégradant ou que sais-je de "rester à la maison" (et par extensions : "de s’occuper des enfants"). Mais en 2012 ce n’est plus ni féministe ni égalitaire de penser ça, pour moi c’est rétrograde de s’arrêter à ça. et bien dommage. Passer du patriarcal à un féminisme tous azimuts, c’est dommage, parce que dans l’un ou l’autre, les enfants sont quantité négligeable.

    Nous on était là parce qu’on a envie que nos enfants soient respectés en tant qu’individus, aient une chouette vie, on fait des choix pour ça, qui ne sont pas au nom de je ne sais quel mouvement ou de catholicisme traditionaliste ou je ne sais quoi. On fait des choix pour avoir une vie chouette en famille, avec nos enfants, en fonction des possibilités, des opportunités, etc. On nous emmerde, parce qu’on fait des choix pourtant légaux mais pas dans la norme. On est une minorité (familles qui ne se laissent pas faire par les abus) dans une minorité (instruction informelle) dans une minorité (pas d’école). On n’a pas besoin en plus d’être suspectés d’autre chose. Les jugements à l’emporte-pièces on en bouffe assez. Et c’est justement à cause de jugements hâtifs comme ça que j’étais dans une salle d’audience hier, sous un rouleau compresseur, pendant que vous disiez ça au micro...

    Et pour se rencontrer, c’est quand vous voulez, cela fait un moment que nous vous sollicitons, nous sommes dans le coin. ;-)

    Sinon, merci pour ce reportage, le petit écrit d’intro j’adore ! et à part ces remarques hâtives sur le "patriarcat", le reportage est super ! merci pour ça !

    Cécile Deveaux

    par CécileD | 16 novembre 2012, 15:37
  17. Non-scolarisation et apprentissage informel

    Reportage sympa, mais comme ont dit mes "collègues", d’où sort cette remarque fumeuse et peu documentée sur le modèle "hétéro-patriarcal" ?
    Pour ma part j’étais aussi à Lyon avant hier, je suis maman IEF et j’ai repris mon job à mi-temps depuis deux ans. Pour être franche, je ne l’ai fait que pour des questions financières, et si je peux arrêter demain je le fais sans aucune hésitation. Je préfère infiniment la richesse de l’accompagnement de mes enfants dans leurs apprentissages, et tout simplement la vie avec eux, à l’artifice d’une vie professionnelle de cadre bancaire - pas franchement excitant, à bien y regarder de près. Quelques années en arrière, je travaillais à plein temps et mon mari était à la maison avec notre fille. Alors de grâce, sortez des stéréotypes !!

    par fandedictée | 17 novembre 2012, 00:11